Les codes du cinéma
Les codes du cinéma
Dans cet
article on vous propose de connaitre les bases des codes visuels du cinéma.
On va donc vous
présenter quelques règles, techniques scénaristiques et autres qui régissent le
cinéma occidental des années 70/80 à nos jours.
Pour
commencer on va parler de deux règles fondamentales en filmographie : la
règle des 30° et celle des 180°.
La règle
des 30° :
Selon Noël Burch, professeur des universités,
réalisateur, critique et historien du cinéma, la règles des 30° s’agit :
« […] d’une
règle qui s’est affirmée empiriquement pendant les années vingt, et qui veut
que tout nouvel axe sur un même sujet diffère de l’axe précédent par un angle
d’au moins trente degrés. On s’était aperçu, en effet, que des changements
d’angle de moins de trente degrés (à moins qu’il ne s’agisse d’un raccord dans
l’axe), provoquent ce que l’on est convenu d’appeler un saut, une sorte de gêne
due au manque d’ampleur et de netteté du changement intervenu : le nouveau plan
n’a pas une autonomie suffisante surtout lorsque les grosseurs sont voisines… »
Pour
clarifier, la règles 30° signifie que lorsque qu’un plan est filmé, s’il on
veut filmer sous un autre angle de vue, ce nouvel angle de vue doit
obligatoirement être supérieur à 30°.
Si ce nouvel
angle est inferieur à 30° cela va alors créer une gêne à l’œil du spectateur.
La règle
des 180° :
Similaire à
la règle des 30°, c’est une règle de champs-contrechamps qui dit que lorsque ce
que l’on veut filmer deux personnages à l’opposé l’un de l’autre, il ne peut rester qu'à l’intérieur d’une sphère de 180° la limite étant une droite passant
par les deux interlocuteurs.
Si un
contrechamp passe par au-delà de cette ligne, cela créera une gêne à l’œil du
spectateur.
Les types
de plan (avec les différentes utilisations des longueurs focales) :
Après avoir
abordé les règles principales qui régissent les prises de vues on peut à
présent aborder les différents types de plan ; c’est-à-dire les différents
angles de vue que l’on peut adopter afin de transmettre un message
spécifique.
On peut
citer quelques exemples comme le gros plan, qui va servir à focaliser la
concentration, l’attention du spectateur sur un détail spécifique comme un
objet, ou un visage (pour accentuer une émotion par exemple).
Le plan
large pour capter une action qui demande de l’espace ou simplement pour mettre
en place un décor (pour que spectateur puisse situer l’action).
Le plan
américain, un peu plus spécifique, provenant du western, qui film de la tête
jusqu'à mi-cuisses, afin de pouvoir voir les pistolets des personnages.
De plus, on
peut utiliser différents types de longueurs focales : une longueur
correspond, en gros, au type d’objectif que l’on va utiliser pour filmer et
ainsi pour définir la largeur de l’angle de prise de vue.
En clair, on
va utiliser une focale courte pour un plan large et une focale longue pour un
plan serré.
On peut
ainsi jouer sur les longueurs focales afin d’installer des ambiances
spécifiques.
Par exemple
dans « Brazil » certains plans sont filmés de près avec une focal
longue ce qui va alors donnez cet aspect très dérangeant au personnage filmé.
Le montage :
Le dernier
point que l’on abordera ici, c’est le montage :
On peut
parler de la longueur des plans : comme une suite de plans très court, qui
sera souvent utilisé dans les scènes d’actions, technique qui, de nos jours, à tendance
à être trop utilisé dans certains films d’actions, les plans sont trop courts,
donc enchaînés trop rapidement, le spectateur ne comprend alors plus l’action,
on dit des scènes qui utilisent mal l’enchaînement de plans courts qu’elles sont « sur-cutées »
(trop coupée => cutée qui vient de l’anglais « cut » couper)
Un plan
séquence est une scène qui est filmée du début à la fin en une seul fois sans
coupure.
On peut parler
du film « Birdman » qui a réussi l’exploit d’être entièrement filmé
en un plan séquence (A noter que dans ce film, n'en est pas
réellement un, certaines coupes ont été réalisées, l’exploit réside surtout
dans le fait que la narration est très réussie et dynamique même en utilisant
la technique de plan séquence qui à tendance, en temps normal, à rendre les
scènes lentes.
Léandre Tominaro

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